8 janvier 2008

Ze voice

Filed under: Son — Stéphane Barbery @ 21:47

Kyoto est hantée, habitée, vibrante d’une voix.
Celle du chauffeur de bus.
Je me suis promis de faire une collection hommage à ce chant du désespoir où transperce derrière la fatigue, l’ennui, et l’exaspération, le goût du juste, parfois du spectacle et du don de soi.

Le registre est toujours guttural, faussement nonchalant, saturé par un micro-ampli dont la texture nous ramène cinquante ans en arrière. Et dans l’énoncé chapelet des stations et des remerciements adressés à chaque voyageur, le test de caractère absolu : quel Sisyphe fais-tu ?


 
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