Du silence (coupable ?) de l’art occidental
L’occident se pâme devant les anatomies de Michel-Ange, devant les musculatures de Rodin.
Normal.
Sauf que ce matin, au Chion-in, j’ai vu, plusieurs fois, aussi bien voire mieux. En bois.
…
Cet après-midi, sur le conseil et grâce à l’information précieuse de notre amie Sayoko, nous nous rendons au « musée » de la secte Reimei à deux pas de la maison.
Là, un paravent rappelle aux plus beaux des Klimt qu’ils ont plusieurs siècles de retard.
Des dessins d’Ogata Korin surclassent le trait de Dürer.
Ce qui me fascine, c’est le silence occidental sur ces chefs-d’œuvre. Pas le fait de savoir qui vaut plus ou qui vaut moins. Mais que cette beauté existe et qu’elle est ignorée, non accessible aux esthètes occidentaux, qu’elle ne figure pas à sa place dans les livres d’histoire de l’art.
Sentiment mitigé d’offuscation – ce silence porte ombrage – et de jubilation de toutes les découvertes fraîches à l’oeil à venir.