Kyoto, métaphore d’elle-même

Si l’on retire de Kyoto le sans-intérêt, il reste :
- Des temples
- Des jardins
- Des cimetières
La ville est un musée à ciel ouvert. Une nécropole. Un immense butsudan. Un grand kamidana. L’ancienne capitale est figée dans sa splendeur passée qui a tourné en religion du beau. Et c’est cette connexion qui nous fait jouir.
Il y a à Kyoto un lieu qui abolit le temps. Et au-delà de son athéisme, on y vit une expérience re-ligieuse. On y communie non pas avec un ou des dieux. Mais avec les hommes du passé qui ont fait Kyoto. Qui sont Kyoto. Et l’on ressent comme un bouillonnement de respect et de fierté dans sa poitrine. Déférence devant des créateurs. Honneur d’être parmi eux.
Ce lieu, n’y allez pas en touriste. N’y allez pas « pour voir ». Si vous montez au sommet du cimetière de Kyoto, allez-y pour prier. Pour communier avec ce qui dans la vie, vaut.