29 octobre 2009

Sortie de « Un an à Kyôto, Photographies » chez Gallimard

Filed under: Livres — Stéphane Barbery @ 8:38

Un an à Kyôto

J’ai la joie de vous annoncer la sortie de mon livre Un an à Kyôto, aujourd’hui chez Gallimard.

Il s’agit d’un recueil d’une sélection de mes meilleures photos prises pendant l’année 2008.

Toutes mes photos sont toujours disponibles sur Flickr.

J’espère que l’accès facile de ce livre en librairie me permettra de partager ma chance (mes photos ont cet objectif) avec le plus grand nombre.

Chaleureusement

SB

PS : mes autres livres sont toujours disponibles mais ne peuvent être commandés pour l’instant que sur le site de l’éditeur.

PS2 : Un An à Kyôto est consultable à Kyôto à la bibliothèque de l’Institut franco-japonais du Kansai.


28 octobre 2009

Atelier Poésie, mercredi 4 novembre 2009, IFJK, 17h15 : Lamartine

Filed under: Atelier Poésie — Stéphane Barbery @ 9:37

Cet atelier mensuel d’échanges franco-japonais sur la poésie est libre d’accès. Il est gratuit. Il a lieu au café de l’Institut où il est juste demandé de prendre une consommation.
La langue de l’atelier est le français. Toute personne, quel que soit son niveau de français, peut y participer.

Chaque séance est consacrée à un poème classique. Il est fortement recommandé aux participants de venir à la séance en ayant lu le poème du mois et avec une liste de questions sur ce qui n’aura pas été compris.

La séance débute par une lecture collective à voix haute (mais chuchotée) du poème. Ceux qui veulent apprendre le poème par cœur sont chaleureusement encouragés à le faire. Connaître par cœur les plus belles créations poétiques d’une langue est le meilleur moyen d’accéder au cœur de cette langue, à une dimension qu’aucun cours de vocabulaire ou de grammaire ne pourra jamais révéler.

Dans un deuxième temps je détaille, vers après vers, le sens des mots, des références, des implicites du texte, j’insiste sur tous les aspects qu’un lecteur francophone, même cultivé, ne comprend pas et sur les raisons pour lesquelles il n’est pas nécessaire de comprendre dans son intégralité un poème pour en saisir la beauté.
Je tente ainsi de décrire non pas ce que comprend mais ce que ressent un français quand il lit un poème célèbre dans sa langue.
Cette phase est ouverte aux questions, aux échanges.

Je reste un temps supplémentaire (jusqu’à 18h30) pour échanger avec ceux qui le veulent sur le thème du poème et sur la façon dont l’esthétique japonaise pourrait ou ne pourrait pas traiter ce thème.

Poème étudié lors de la prochaine séance : un extrait de Pourquoi mon âme est-elle triste de Lamartine.

Liens :

Pourquoi mon âme est-elle triste (extrait)

Et qu’est-ce que la terre? Une prison flottante,
Une demeure étroite, un navire, une tente
Que son Dieu dans l’espace éleva pour un jour,
Et dont le vent du ciel en trois pas fait le tour ;
Des plaines, des vallons, des mers et des collines
Où tout sort de la poudre et retourne en ruines
Et dont la masse à peine est à l’immensité
Ce que l’heure qui sonne est à l’éternité :
Fange en palais pétrie, hélas ! mais toujours fange,
Où tout est monotone et cependant tout change !

Et qu’est-ce que la vie ? Un réveil d’un moment,
De naître et de mourir un court étonnement,
Un mot qu’avec mépris l’Etre éternel prononce :
Labyrinthe sans clef, question sans réponse,
Songe qui s’évapore, étincelle qui fuit,
Eclair qui sort de l’ombre et rentre dans la nuit,
Minute que le temps prête et retire à l’homme,
Chose qui ne vaut pas le mot dont on la nomme !

Et qu’est-ce que la gloire ? Un vain son répété,
Une dérision de notre vanité,
Un nom qui retentit sur des lèvres mortelles,
Vain, trompeur, inconstant, périssable comme elles,
Et qui, tantôt croissant et tantôt affaibli,
Passe de bouche en bouche à l’éternel oubli :
Nectar empoisonné dont notre orgueil s’enivre,
Qui fait mourir deux fois ce qui veut toujours vivre !

Et qu’est-ce que l’amour ? Ah ! prêt à le nommer,
Ma bouche en le niant craindrait de blasphémer !
Lui seul est au-dessus de tout mot qui l’exprime,
Eclair brillant et pur du feu qui nous anime,
Etincelle ravie au grand foyer des cieux,
Char de feu qui, vivants, nous porte au rang des dieux,
Rayon, foudre des sens, inextinguible flamme
Qui fond deux coeurs mortels et n’en fait plus qu’une âme,
Il est … il serait tout, s’il ne devait finir
Si le coeur d’un mortel le pouvait contenir,
Ou si, semblable au feu dont Dieu fit son emblème,
Sa flamme en s’exhalant ne l’étouffait lui-même !

(Lamartine, Harmonies poétiques et religieuses)


15 octobre 2009

三十九

Filed under: N — Stéphane Barbery @ 12:59

Comme une feuille d’automne
un papillon jaune
bien applati

par les voitures


11 octobre 2009

三十八

Filed under: N — Stéphane Barbery @ 12:25

En octobre,
acheter un rameau rougi
de dôdan tsutsuji
pour l’ikebana,
de son tokonoma

Dans le vase,
es-tu la branche, l’herbe
ou la fleur ?


7 octobre 2009

三十七

Filed under: N — Stéphane Barbery @ 13:36

Mon restaurant du midi
au menu de 800 yens
- qui en valent 8000 -
me tend sa carte de visite
pour que je l’appelle demain

Il ouvrira si les habitués viennent,
malgré le
typhon
qui,
peut-être,
ne viendra pas.

Mais s’il vient
et si nous venons

Il sera là


 
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