2 mai 2008

Affriolance des fleurs, sexuation tao du monde

Filed under: esthétique,sociologie — Stéphane Barbery @ 8:51

Conséquence de mon hypothèse sur les japonaises et le flouflou : l’identification de ce schème fondamental qui chemine, comme on attend de lui, son p’tit bout de ch’min de signe, en se translatant, par métaphores et métonymies, infusion et percolation, pour s’épanouir dans tout plein d’autres champs symboliques. Et pas des moindres.

*

Hier matin, en descendant vers le métro dans les azalées de Keage aux mauves si insupportablement vulgaires, je comprenais que la passion vitale, définitionnelle, des japonais pour les fleurs ne pouvait pas être réduite à la seule veine métaphysique et existentielle de l’impermanence sur laquelle, en débutant et intello, on aimerait, par facilité, la rabattre.

La fleur est un sexe, la fleur est une femme.
Le flouflou des tissés, le reflet de celui des pétales.
La linéarité non-euclidienne des accroche-cœur de coton et de soie, un miroir mêlé de lèvres et de corolles.

*

« Tiens, ah oui : les ethno-structuralistes ne racontent pas que des conneries : le monde est bien symbolisé dans la bipartion du masculin et du féminin… »

« Tiens, ah mais oui : les chinois et leur yin-yang au nom de gomme à mâcher et de laverie de Far West pourraient peut-être avoir perçu une dialectique profonde que l’occident platonicien, monomaniaque et nombrilocentré, cherche à ignorer en louchant dans des lunettes de soudeur… »

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Ainsi, de l’arbre au vase, du vase à l’assiette : la transparence du tsukemono et le soyeux du daifuku, le pli tendre de la lamelle de suki-yaki et la tarlatane kamique du tempura, le tissu capillaire du nori et la vulve du sashimi : féminin, féminin, féminin.

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Je n’ai pu nommer qu’hier que ce qui me fait aimer le Japon, ce n’est pas seulement la virilité du wabi-sabi, la ferme assurance du geste calligraphique, la taille sûre inspirée par le ki, l’instantané en quête de satori.
Ce qui me fait aimer le Japon, c’est aussi l’envers affriolant, la quintessence réservée, noble, spirituelle, de la femme au soleil levant.
Et plus encore, l’étreinte kankiten des deux principes :

Le Japon, une érotique du temps


1 mai 2008

Flouflou

Filed under: esthétique,sociologie — Stéphane Barbery @ 7:08

(détail d’un Utamaro)

Au Japon où le R s’indistingue du L, vous pouvez, pour dessert, accompagner votre fran de cleam.

La cleam pourrait presque avoir un rapport avec ce que j’aimerais cerner aujourd’hui mais il lui manque le pri. Les japonaises aiment prier. Et l’essence de leur érotisme vient du fait que leur pri floufloute liblement.

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L’érotique japonaise, c’est le pli libre au vent, l’ondulation affriolante du froufrou.

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En France, le froufrou c’est pour les dessous. La mousseline ne s’expose pas. On la devine. Mais comme prémisse. Un flash avant l’extinction des feux.

Ici, les japonaises – même les plus sages – portent toutes, en couche extérieure, un motif de tissu dont la nature est de se décoller de la surface du corps au moindre mouvement et de dessiner dans l’espace, à cet instant précis, l’ondulation d’une petite lèvre.

Les plus sexy des mousmés, qui frôlent – sans l’atteindre – la vulgarité, ne sont vêtues que de ces ondulations. Les plus convenables des femmes mariées, en kimono empesé, en feront apparaître de subtiles dans le bas du pli de leur obi, au niveau de leur nuque, de leur revers, ou – et on atteint alors le torride – à l’endroit précis où les pans de tissu se croisent sur leur poitrine.
Emoi, émoi, émoi…

*

La japonaise, c’est l’écume féline, l’onde aérienne d’un fouet marin

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Question : quel est le plix du pri ? Ce froufrou qui rend incroyablement féminine les japonaises au point qu’un homme respire de la révélation « il y a bien deux sexes distincts, les femmes et les hommes, et l’un appelle l’autre », est-il une bénédiction, une trivialité que l’Occident bien intentionné veut ignorer, ou bien le témoignage de l’aliénation politique et sociale des japonaises ?

Le vrai peut-il créer l’injuste, l’injustice naître de la vérité ? Dans la société que nous voulons, où placer le curseur ?
En tant que mâle, ne me posez pas la question. Ma réponse serait immédiate : à fond à fond du côté du flouflou.


30 avril 2008

Singer le fuzei c’est tuer le fuzei

Filed under: esthétique — Stéphane Barbery @ 7:39

Le Japon, c’est quintessencier : une succession de réductions-distillations.
Qui boucle : sans perte d’informations entre la première et la dernière étape. Chacune contient et peut produire toutes les autres. Un zip parfait à exécutable universel où le micro exprime le macro, l’identité, la correspondance des plans, l’arbitraire de l’échelle.

La réduction du message a pour seul but de concentrer son effet chez le récepteur. Comme une baffe, un baladeur, un pastis non dilué.

Monde -› un paysage -› un jardin -› un poème -› le Monde …

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Symétrie d’échelle : le Japon, c’est l’attestation fractale du monde comme fractal.

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Pour ziper, il faut être en transe : solliciter le traitement analogique des sous-systèmes spécialisés d’information à haut débit de notre cerveau en court-circuitant le contrôle exécutif de notre conscience réflexive.
Pour entrer en transe, il faut un inducteur. L’inspiration, le fuzei (風情).

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Le Japon, c’est sélectionner le Monde, le paysage, le jardin, le poème pour qu’y passe un flux de fuzei aussi strangulant que la voix lactée, purifiant comme un exorcisme orchestré par Buddha, solaire comme Amaterasu.

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Hier, au temple Jonan-gu, j’ai vu des ploucs emperruqués parodier pour des cameramen de télé vulgaire une cérémonie de Kyokusui no Utage, un jeu de cour Heian, à base de poèmes à thème imposé, de séduction, de coupelles à sake flottant, comme des SMS, sur un petit cours d’eau.

Hier : ni grâce ni esprit. Un pâté en boîte à base de viandes date-limite.

*

Quelqu’un avait dû schnouffer l’eau du circuit car les carpes du bassin semblaient toutes sous perfusion de guronsan. Elles flotteraient ce matin le ventre en l’air que je n’en serais pas surpris.

*

Seul oxygène dans ce marasme d’animation de supermarché : l’une des quatre mousmés ouvrant la cérémonie par une danse, grelottante, à Katsura. Là, dans un éclair qui prend aux reins. Du fuzei pur.


29 avril 2008

L’Un

Filed under: esthétique,sociologie — Stéphane Barbery @ 8:18

Depuis quelques jours, je ressens que commencent à faire réseau les micro-sensations que je collecte depuis le premier jour de notre arrivée et qui restaient jusque là isolées, subliminales.

Je ressens l’infini qui sépare mon Japon de janvier, l’actuel, et par inférence ce qui m’en apparaîtra dans quelques mois. L’idée est triviale mais la sensation grisante, picotante. Parce qu’elle émerge sur un fond d’émerveillement permanent.

Ci-dessous un exemple multi-strate d’associations qui se nouent, sans mon intervention, dans un ikebana de pensées.

a) Motto, motto

Une voisine de Sayoko, professeur de calligraphie, me répondait en février que ce qui caractérise les japonais c’est le « motto, motto » : toujours plus, toujours plus. Sa formulation mettait l’accent sur un excès négatif : l’insatiable. Pas la faim dévorante, pas l’avidité mais l’insatisfaction du chemin parcouru, le devoir d’aller plus loin.

Ce devoir existe. Et témoigne de la pression du groupe. Le désir occidental est un désir (mimétique) d’accomplissement. Le désir japonais serait-il un désir (obligé) de dépassement ? Non pas jouir mais ne pas faillir ? Moins le rêve que la peur ?

Cette dimension est indéniablement forte. Elle semble même l’une des structures primordiales du rapport aux autres des japonais, de leur engagement dans la vie.
Mais il ne s’agit là que d’un mauvais vinaigre. Un effet historique inertiel du shogunat puis du nationalisme du début du XXième siècle.

L’esprit source du « motto motto », c’est l’absolu, la perfection, le « jusqu’au bout » du geste calligraphique. Un esprit qui ignore la trouille. Qui ignore l’autre. Une attraction infinie pour le solaire.

b) Le geste calligraphique

Je ne connais pas Fabienne Verdier. Ni l’artiste, ni son oeuvre. « Fractale » me signalait juste son existence il y a quelques mois. Je suis retombé la semaine dernière sur cette piste que j’explorai dans wikipédia. Pour tomber sur cette citation.

« Si les Japonais ont fait du golf un jeu aussi populaire, c’est parce qu’il repose sur un geste profondément calligraphique, celui du lancer sans reprise, du coup réussi ou raté à l’instant d’être réalisé » (Cyrille J.-D Javary)

Le solaire est là. Dans cette conscience permanente de l’absence de repentir, dans le vivre permanent du lancer sans reprise.
L’occidental a immédiatement envie de nommer « perfection » (le coup parfait) cette quête. C’est sa veine « gorille » qui s’exprime là. Celle où il se frappe fiérot sur la poitrine en tournant la tête lentement de droite à gauche, le front haut. Comme un footballeur. C’est aussi sa veine petit enfant, qui cherche la reconnaissance de la maîtresse ou de son papa.

Mais le geste calligraphique n’est pas social. C’est celui d’un individu, seul, devant l’univers. « Perfection » n’est donc pas le bon terme.

Seul, face à l’univers, on cherche l’adéquat. A devenir la note juste, la pièce du puzzle, la clé de la serrure.

c) Eros

De Freud, il ne restera peut-être que ceci : on ne parle que de soi, de son enfance, que de sexe. On continuera à le vénérer à juste titre pour cela. Pas comme thérapeute. Ce qu’il n’a jamais voulu être.

Ces derniers jours, je redoutais que l’un de vous ne poste un commentaire du type : « dis, t’y serait-y pas obsédé à parler dans tous tes textes de sexe et de jouir ? ».

Premier niveau de réponse : pas plus que la moyenne d’un individu mâle de l’espèce humaine. Cela devrait faire sourire les lecteurs honnêtes.

Contextualisation qui annule la premier niveau de réponse, en multipliant par plusieurs facteurs la sensibilité à l’obsession : un individu mâle de l’espèce humaine… au Japon.

*

Je me balade dans Kyoto avec les mêmes sensations que j’avais à 6 ans quand je prolongeais mes allers-retours sur les plages où se prélassaient tant de femmes aux seins nus. Le sentiment de ne pas avoir suffisamment d’yeux. L’affolement d’avoir à tourner la tête de quelques degrés en permanence pour jouir du spectacle des signaux torrides irradiés avec grâce et fraîcheur par les femmes de Kyoto.

*

Kyoto, ça te transforme en loup de Tex Avery.
J’aime Kyoto.

*

L’érotisme japonais est toujours vivant. Flottant. Présent. Stimulant.
Bon, faut dire aussi que c’est le printemps…

*

« Ch’cling » : bruit de connexion de deux neurones.
Freud – Verdier
Geste calligraphique – sexualité

Chacun fait l’expérience du geste calligraphique dans sa sexualité. La recherche de la fulguration solaire la plus intense de l’orgasme le plus fort : voilà la, euh, matrice, du lancer sans reprise.
Sans reprise, euh, vous m’comprenez, einh ?

Derrière le mystique ou le ceinture noire, il y a l’amant.
Le satori : oui oui, j’vois ce que vous voulez dire.

*

J’aime le Japon

d) l’Un

De l’orgasme à Plotin, continuons à p’loter.

« Triple Ch’cling » : connexion de plusieurs champs de neurones.
Le Bunraku – le gène égoïste – Kankiten et l’oeuf cosmique

Pourquoi l’orgasme ? Pourquoi l’espèce humaine, parmi bien d’autres, jouit-elle ? Une réponse néo-darwinienne de base consiste à faire de ce qui nous apparaît un summun le simple instrument d’un dessein plus vaste : la transmission de nos gènes. On ne jouit certes pas pour se reproduire mais on peut faire l’hypothèse raisonnable que le plaisir associé au script comportemental impliqué dans la reproduction a pour fonction d’entretenir, pour les individus d’une espèce, l’intérêt et l’actualisation de cette fonction.
Nous sommes le bunraku de nos cellules, les marionnettes de notre ADN.

Que vise l’orgasme ? A faire Un. Faire Un de deux entités pour, dans la fusion des gamètes, créer Un nouvel individu. Kankiten.

*

Le geste calligraphique, japonais, du spermato, c’est d’entrer dans l’ovule. Faire Un. Faire corps.

*

Cela m’amuse beaucoup de savoir que vous allez vous balader aujourd’hui, comme moi, avec ces idées en tête…


28 avril 2008

A quand un Hiakunin Isshu français ?

Filed under: esthétique — Stéphane Barbery @ 8:11

Hier, nous sommes retourné à Arashiyama, l’extrémité nord-ouest de Kyoto.
Le bord de Marne impressionniste du coin.
Où l’on vient flâner en famille, en mangeant des glaces à l’italienne – au matcha – , en ramant doucement des barques bleues sur la rivière Katsura.
Où l’on vient en amoureux, en touristes, se faire balader dans des pousse-pousse tirés par des étudiants musclés portant un chapeau chinois.

On n’est plus dans l’ancienne capitale. Mais en province. Le temps, les sphincters sont relâchés. Dans une douceur populaire.

*

J’ai bien aimé prendre pour la première fois le « train » de la Keifuku line. Deux petits wagons de tramway qui, par sauts de puce de cent mètres, arrivent en six gares à Arashiyama.
Une puce au crissement métallique assourdissant à cinquante centimètres de maisons en bois, de temples aux bambous. Les années trente. Qui ne devraient pas être là.
Alors j’ai imaginé que cette ligne devait appartenir aux Yakusa ou à un vieux monsieur qu’on ne doit pas froisser. Ca rajoute à l’ambiance.

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J’ai bien aimé le set au tofu, ni bon ni mauvais, du petit restaurant calme où nous retournons pour la troisième fois.
La première fois, c’était il y a tout juste deux ans.
Et nous y avions mangé, en prière, comme si cela devait être la dernière…

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Hier, j’ai vu l’un des plus beaux mouvements du monde. De ma vie.
Un manieur de perche sur la proue surélevée d’une barque de six mètres dont la résine transparente jaune jouait avec le soleil.

La perche est plantée dans l’eau.
Clac : les épaules sont bloquées, comme par cliquet.
Le corps tout entier descend la proue dans le mouvement des ados qui se laissent glisser dans un escalier, la rambarde sous l’aisselle, en sautant une marche sur deux.
Arrivé en bout de course, bloqué par le premier banc, clac, les épaules retrouvent leur souplesse de tigre.
Et comme dans un escalator que l’on remonte à contre-sens, les jambes pédalent sur place pendant que la proue avance… vers l’arrière.

Dans cette séquence qui boucle tranquillement, tous les mouvements du corps sont inversés, dans la fluidité d’un rewind. Dans la paresse d’une propulsion efficace. Comme au go.

La troisième loi de Newton, tellement anti-égologique, tellement anti-occidentale, c’que c’est beau !

*

Arashiyama, c’est aussi le coin où Fujiwara no Teika (1162 – 1241) aurait composé son anthologie de cent poèmes de cent poètes différents (Hiakunin Issu). Des anthologies sur ce principe, il y en avait déjà depuis un certain temps, et il y en aura beaucoup d’autres par la suite – y compris des patriotiques pendant la seconde guerre mondiale. Teika était vieux quand il travailla à cette anthologie qui devait servir à décorer la résidence de son fils près du mont Ogura. Dans ce but, chaque poème était calligraphié sur un Shikishi.

Mais cette compilation de tanka classiques contenant une majorité de poèmes d’amour devait connaître une autre destinée. Elle devint elle-même classique et cristallisa autour d’elle l’amour des asiatiques pour les jeux d’appariement, l’arrivée de la carte à jouer importée par les Portugais du 16ème (d’où le nom karuta : carte) et le goût des japonais pour la poésie : l’Ogura Hiakunin Isshu de Teika se métamorphosa en jeu.

Auquel on joue encore traditionnellement au premier de l’an.
Et dont un petit malin a fait un musée à Arashiyama. Rigolo ce musée qui venait hier faire un écho direct à mon manifeste pour un nouveau bunraku écrit le matin même : la technologie de notre temps y est en effet très intelligemment utilisée pour magnifier l’initiation au plaisir d’un vieux jeu de cour littéraire. Voilà le Japon.

Dans la salle principale, on déambule d’abord sur une centaine d’écrans plats affichant une carte satellite animée de Kyoto. Chaque visiteur a en main une Nintendo DS qui interagit individuellement avec les écrans. Je n’ai pas cherché à comprendre comment fonctionne la micro géo-localisation des DS mais le tout produit une interactivité collective joyeuse, titillant la curiosité, donnant envie d’explorer davantage.

Au bout d’un moment, la carte de Kyoto est remplacée par un grand jeu de Hyakunin Isshu. Le principe est simple : un « arbitre » lit un poème. Il faut rapidement trouver la carte correspondante en s’aidant de la gravure de l’auteur figurant sous le tanka.
Un beau et inspirant Memory poétique.

Dans ce musée, votre DS individuelle affiche la figure du poète et déclame à l’ancienne son texte. A vous de vous déplacer sur la bonne dalle télévisée correspondante.
Avec plusieurs dizaines d’autres participants qui cherchent eux aussi à identifier le plus de cartes possibles en un temps limité, on retrouve des émotions chouettes de récré de maternelle. C’est très bon.
Pari réussi donc pour ce musée par ailleurs cher (800 yens par personne), qui ne contient aucune collection digne de ce nom et dont la boutique rachtèque ne vend même pas de shikishis des poèmes (j’étais venu avec cet espoir en tête)…

A noter qu’il est possible d’acheter la cartouche du logiciel pour y jouer sur sa Nintendo à la maison. Un très beau jeu (tout en japonais) que vous pouvez commander sur le net.

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D’où cette question évidente que je ne cesse de poser à tous les éditeurs que je rencontre : à quand un Hiakunin Isshu français ? Non pas la simple traduction des textes japonais. Mais un choix des plus beaux vers des plus grands poètes francophones. Qui contribuerait à redonner, ludiquement, familialement, goût aux mots forts qui résonnent comme des formules magiques en soi quand on les connaît par coeur.

Si un éditeur (papier et/ou multimédia), si un conservateur, lit cet appel : je suis prêt à passer le temps qu’il faut sur ce beau projet…


 
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