Cet atelier mensuel d’échanges franco-japonais sur la poésie est libre d’accès. Il est gratuit.
Ayant eu lieu l’année dernière à l’Institut, il se déroule désormais chez moi à Kyôto (5mn de l’arrêt de bus Ginkakuji Michi).
C’est la raison pour laquelle les personnes qui voudraient y assister pour la première fois devront impérativement me contacter au préalable : barbery@gmail.com
La langue de l’atelier est le français. Toute personne, quel que soit son niveau de français, peut y participer.
Chaque séance est généralement consacrée à un poème classique ou à une série de poèmes d’un auteur classique.
L’essentiel de l’atelier consiste en une lecture collective à voix haute (mais chuchotée) du ou des poèmes. Cette lecture est le point de départ d’une interrogation sur l’esthétique française et ce qui la différencie de l’esthétique japonaise.
Attention ! Changement d’horaire ! L’atelier débute désormais à 14h30.
La prochaine séance de l’atelier constituera une première.
Pour l’Occident les prototypes de la réunion littéraire ou philosophique sont le banquet platonicien, le salon précieux ou la lecture.
Il s’y agit de joutes. D’affrontements. De démonstrations. De performances.
Les rares rencontres collaboratives se cantonnent au divertissement (oulipo).
L’Asie (la poésie chinoise classique, puis le raffinement japonais) a pratiqué pendant des siècles une autre modalité. Initialement fortement associée à la cérémonie du thé – où il n’est pas question d’affirmation égologique mais de communion accueillante : le renga.
Le renga est l’écriture collective d’un poème où chaque participant à tour de rôle compose une strophe dont l’inspiration est tirée d’une relation à la strophe précédente.
- Le poème peut être de taille variable (de 12 à 1000 strophes, plus généralement 36 ou 100)
- La première strophe est composée de 3 vers (5-7-5 syllabes), la seconde strophe de deux vers (7-7 syllabes). La première strophe d’un renga sera dans l’histoire de la poésie japonaise par la suite isolée pour former ce que l’on connaît aujourd’hui sous le nom de haiku.
- Des renga aux règles de composition (formelles et de contenu) nombreuses et rigides existent, tout autant que des renga plus libres (nommés renku au début du 20ème siècle).
- Il n’y a pas de recherche d’unité du poème mais la création d’un flot où la subtilité, la saveur, l’émotion est à percevoir dans l’intervalle, la relation d’une strophe à la précédente. Cette relation peut être triviale, métaphorique, associative, contrastée, sonore, clin d’oeil, joyeuse, provocante, complice, mystérieuse, etc
Lors de la prochaine séance, dans une washitsu (pièce à tatami avec tokonoma), nous tenterons d’écrire ensemble, en partageant une cérémonie de thé, un renga de printemps, libre, en français et en japonais.
Liens :




