31 mars 2008

色紙 POESIE

Filed under: Shikishi Poesie — Stéphane Barbery @ 11:18


[Baudelaire, L'invitation au voyage. Kanji : ordre, beauté, luxe, calme, volupté]

QUOI
Atelier bimensuel d’échanges franco-japonais sur la poésie et création de shikishi japonais à partir d’un poème français. La langue de l’atelier est le français.

POURQUOI

  • Pour tenter de comprendre ce qu’est l’essence de la poésie à partir des difficultés de traduction et de contexte culturel.
  • Pour tenter de créer, par le shikishi, une nouvelle forme de beau à la croisée des deux cultures.
  • Pour le simple plaisir d’échanger, chaleureusement, sur la poésie

COMMENT
Chaque séance est consacrée à un poème français extrait d’une anthologie bilingue. Chaque participant arrive à la séance en ayant lu le poème et en étant capable de répondre aux questions suivantes : quelles sont les émotions, s’il y en a eu, provoquées par le poème ? Qu’est-ce que l’on n’a pas compris ? Comment la poésie japonaise transcrirait-elle le thème du poème ? Quelles sont les quelques kanjis ou mots japonais qui résumeraient le poème ?

Avec ces caractères, comment créer, en calligraphie, en dessin ou sur ordinateur, un shikishi tentant d’exprimer l’essence du poème ?

QUAND
Une fois tous les quinze jours, le mercredi soir à 20h.

OU
Chez Stéphane Barbery près de la station de métro Keage à Kyoto

COMBIEN
Les séances sont gratuites. Mais comme il ne s’agit pas d’un cours mais d’un atelier d’échanges, la préparation du poème de la séance, l’expression, même courte, de ce que l’on ressent ou ne comprend pas, sont requises des participants. La création d’un shikishi à partir du poème n’est pas obligatoire. Pour faciliter les échanges, l’atelier n’accueillera pas plus de dix participants.

Une première séance d’essai, qui n’engage à rien, est bien entendu possible.

QUI
Stéphane Barbery :

CONTACT

Stephane@Barbery.net

Nerval, El Desdichado. Kanji : soleil, noir, mélancolie, homme
Mallarmé, le vierge, le vivace et le bel aujourd’hui. Kanji : lac, cygne. Hiragana : hiver


29 mars 2008

Filed under: N — Stéphane Barbery @ 11:03

Sucre blanc / fonte noire
: une galaxie spirale
carnée

Oeuf cru.


26 février 2008

Filed under: N — Stéphane Barbery @ 9:01

Fleur de prunier. Blanche. Février. Sur sa branche. D’encre.
Et qui te mord,
le cœur :
carbonite

Ume. Pas Sakura, une carmencita.

Rose et c’est la franfreluche
- Le rose : c’est du gras -

Ume blanche,
Bickford précoce
qui tesselle le réel comme un miroir brisé au marteau de tapissier.
Et ça t’oblige à zoomer.

Si tu vois le pistil, t’es transi. Et si tu vois l’arbre, saisi
- la conscience comme une dette -
par l’huissier d’un temps qui ne passe plus.

Ume et le わびさび est surs-umé
en vie.


7 février 2008

Comment une kyotoïte met-elle à la porte ?

Filed under: Quasar — Stéphane Barbery @ 7:45

Dans Fleurs d’Equinoxe d’Ozu, scène incompréhensible et a posteriori hilarante où Mme Sasaki, l’insupportable mama de Kyoto, rend visite à Mme Hirayama.

Elle se précipite aux toilettes.

[En barbare que je suis, je demande à nos amis japonais : "mais comment font-elles avec leur kimono ? doivent-elles enlever leur obi ?". A quoi Shigenori me répond, après un "hmmmm" et une courte pause, d'un subtil et génial : "il suffit de savoir que cela est possible"]

Elle se précipite donc aux toilettes. En chemin, on la voit s’arrêter et remettre à l’endroit un balai posé manche vers le bas.

Le non-japonais interprète nécessairement cette scène comme un témoignage de la maniaquerie de cette tenancière de Ryokan décidément insupportable.

Tout faux : dans la région de Kyoto, le balai suspendu à l’envers signe le souhait de l’hôte de voir son visiteur partir…

La scène n’est donc pas la dénonciation d’un travers mais la peinture fine et drôlissime de l’interaction indirecte des deux femmes, la première qui ne pourra jamais dire « non, pitié, pas elle ! » et l’autre qui de toute façon se fiche de se savoir dérangeante.

Shigenori en profite pour nous apprendre que – toujours dans la région de Kyoto – si votre hôte vous propose un chazuke (bol de riz dans un bouillon de thé), c’est que vous commencez vraiment à faire suer. Donc, non, en touriste souhaitant démontrer votre amour de la gastronomie locale, n’en acceptez pas un deuxième bol ^^


12 janvier 2008

Filed under: N — Stéphane Barbery @ 10:53

Des moineaux se saoulent
aux gouttes de pluie
sur les arbres d’hiver.

Ils rêvent de mon sake


 
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