Kagoshima, temple célébrant le lieu de la descente de Nigini, déplacé ensuite pour cause d'éruption. Des grenouilles sur les arbres. Et mon enregistreur sur mon coeur.[ 0:20 ]Play Now | Play in Popup | Download
Sur le chemin de la philosophie, la nuit, après le fabuleux concert du Honen-in, des semi émettant un bruit de compteur geiger[ 0:21 ]Play Now | Play in Popup | Download
Je n'entends vraiment cet oiseau qu'à 5h (du matin). Plus discret, un rossignol qui se fera entendre plus tard.[ 1:10 ]Play Now | Play in Popup | Download
Un quotidien où tu swappes,
- de la beauté pure : concert de koto où officient des déesses.
- à la gerbe absolue : les gokiburi qui se baladent, à vitesse ahurissante, toujours plus nombreux le soir dans la maison.
Pour déloger ces gros cafards volants qui frisent les 8cm et pour éviter qu’ils ne meurent empoisonnés par de mauvais pièges en maturant des centaines d’oeufs, la solution du coin : le barusan, grosse bombe fumigène vendue en pharmacie qui les fait sortir et les tue.
Qui les tue, euh, mais pas complètement.
Ils bougent encore quand tu rentres dans ta maison enfumée.
*
En brave, j’ai confié l’opération barusan à Muriel…
Elle était motivée : le placard de son bureau était le nid numéro 1.
Et puis il fallait mettre fin à l’équivoque. A chaque croisement avec un gokiburi, un grand cri retentissait dans la maison. Les voisins allaient commencer à se poser des questions…
*
Demain matin, nous partons quelques jours avec Shigenori pour filmer des images de Hyuga, ville réputée pour ses gobans et ses pierres blanches…
En général, la façon dont les japonais conservent les unités de leur taquin du temps, par magie, candeur, civilisation du cosplay et credo, conduit ces items à résonner authentiquement. Magnifiquement.
Mais hier au grand temple Shingon Chishaku-in, la fête des nouvelles feuilles vertes pour célébrer la naissance de Kobo Daishi, leur fondateur, faisait mauvais, très mauvais cirque de province.
Les pseudo-yamabushi avec leurs montures de lunettes businessman des années 80 et leur montre g-shock soufflant dans des conques comme des mammouths, le patriarche se prenant pour un archevêque sicilien, la fausse hache en plastoc, l’arc pour enfants, les fanes de daikon sur l’autel, la singerie grand-guignolesque d’un rituel qui a dû être magnifique pendant des siècles, tout cela faisait pitié. Et honte.
A vous de laisser en commentaire vos propositions pour décrire de façon précise la scène capturée dans le clip audio ci-dessous.
Merci à ceux qui connaissent le Japon et qui ont trouvé immédiatement de laisser du temps aux nippovierges (vous pouvez éventuellement laisser des indices subtils).
Les hypothèses délirantes et purement imaginatives sont les bienvenues.