13 janvier 2008

Inari : base et sommet

Filed under: Son — Stéphane Barbery @ 20:56

En haut, une famille, le chef de maison, en jogging Tachini blanc.
On vient déposer des bentos. Je me demande qui les mange.
Au fond, mon souffle.
Dans mon souvenir de printemps, la montée, la boucle, étaient beaucoup plus longues. L’hiver rétrécit l’effort.

En bas, le défilé au son de pachinko, cling clong, clap clap. On repart avec un oracle et sa flèche.

Dernières inerties des voeux et des résolutions. Année de la souris. Nous sommes en l’an vingt.


Pluie de grêle sur Fushimi Inari

Filed under: Son — Stéphane Barbery @ 20:47

Toriis rouges
Joues froides


12 janvier 2008

Torii du désir

Filed under: esthétique — Stéphane Barbery @ 11:46

Pas encore, pas tout tout de suite.

Dans le Vide et le Plein, Nicolas Bouvier défend l’idée que la culture japonaise, culture de sas, de portes et d’antichambres, culture d’investissement, de patience et d’attente, culture du délai dans la gratification, est une culture faite pour mettre en scène un vide central – comme un tambour : plus on vous fait attendre, plus il n’y a RIEN à voir.

La chorégraphie du boudoir serait une ruse tentant de masquer l’imposture.

Peut-être.

Il faudrait bien sûr ajouter la stratification sociale héritée du passé, les signes extérieurs de rang, l’universelle pyramide sociologique.

Mais en marchant dans Higashiyama, j’intuitionnais que la feinte initiale était fortuitement tombée sur une ergonomie psychologique, conatique, autrement dit : une sagesse. Un prédicteur de bonheur ?

Non pas tromper et faire suer. Mais relancer la joie.

Pas encore, pas tout tout de suite…


Filed under: N — Stéphane Barbery @ 10:53

Des moineaux se saoulent
aux gouttes de pluie
sur les arbres d’hiver.

Ils rêvent de mon sake


11 janvier 2008

A la recherche d’un ikebana-sensei fou

Filed under: Texte — Stéphane Barbery @ 20:55

Ikebana

Tenter un ikebana sans fleur, d’accord. Mais le réussir à la perfection !?

Je pars à la quête de ce génie.


 
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