8 juillet 2010

九十二

Filed under: N — Stéphane Barbery @ 21:06

Nappe de pique-nique

Pas des kanji mais des arbres
que mon oeil cherche
sur toutes les pages du monde

漢字でなく 木
目は探す
世界の頁に


5 juillet 2010

Atelier Poésie, mardi 6 juillet 2010, Yoshida Yama, 14h30 : Baudelaire, l’Invitation au voyage

Filed under: Atelier Poésie — Stéphane Barbery @ 7:19

"- Tu me passes l'insect repellent bio ? - Nan"

Cet atelier mensuel d’échanges franco-japonais sur la poésie est libre d’accès. Il est gratuit.
Ayant eu lieu l’année dernière à l’Institut, il se déroule désormais chez moi à Kyôto (5mn de l’arrêt de bus Ginkakuji Michi).

C’est la raison pour laquelle les personnes qui voudraient y assister pour la première fois devront impérativement me contacter au préalable : barbery@gmail.com

La langue de l’atelier est le français. Toute personne, quel que soit son niveau de français, peut y participer.

Chaque séance est généralement consacrée à un poème classique ou à une série de poèmes d’un auteur classique.

L’essentiel de l’atelier consiste en une lecture collective à voix haute (mais chuchotée) du ou des poèmes. Cette lecture est le point de départ d’une interrogation sur l’esthétique française et ce qui la différencie de l’esthétique japonaise.

Attention ! Depuis la dernière séance, l’atelier débute désormais à 14h30.

Poème étudié lors du prochain atelier : l’invitation au voyage de Baudelaire

C’est l’un des poèmes les plus appris en France. Celui qui résume pour beaucoup les Fleurs du Mal, le livre de la poésie française. Cela fait de ce texte un standard, un étalon, une référence académique dont les échos continuent de donner une tonalité particulière à la posture poétique française.
Un fictif exotique, vaguement incestueux, dépressif, qui s’étourdit d’un luxe chargé.

On est très loin de la photographie de ces petits riens du réel de la poésie japonaise.

Que dire à un ami qui envisage d’accepter une invitation vers une destination qui ne lui fait pas du bien ?

Liens :


13 juin 2010

九十一

Filed under: N — Stéphane Barbery @ 18:10

Tempura d'umeboshi confite

Un papillon dans le combini
Un corbillard sur l’autoroute

Et le son de la pluie


九十

Filed under: N — Stéphane Barbery @ 18:05

La vieille horloge du grand père s'est arrêtée

Propres, nus, muets
Serviette sur la tête
Nos corps se disent nos traces

(Onsen, Jômonnoyu)


8 juin 2010

八十九

Filed under: N — Stéphane Barbery @ 23:05

Le kamon étrange de l'encensoir

Figée,
la grenouille smaragdine

par le venin du serpent qui s’enfuit


 
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