Atelier Poésie, mardi 6 décembre 2011, Yoshida Yama, 14h30 : Saint-John Perse
Cet atelier mensuel d’échanges franco-japonais sur la poésie est libre d’accès. Il est gratuit.
Il se déroule chez moi à Kyôto (5mn de l’arrêt de bus Ginkakuji Michi).
C’est la raison pour laquelle les personnes qui voudraient y assister pour la première fois devront impérativement me contacter au préalable : barbery@gmail.com
La langue de l’atelier est le français. Toute personne, quel que soit son niveau de français, peut y participer.
Chaque séance est généralement consacrée à un poème classique ou à une série de poèmes d’un auteur classique.
L’essentiel de l’atelier consiste en une lecture collective à voix haute (mais chuchotée) du ou des poèmes. Cette lecture est le point de départ d’une interrogation sur l’esthétique française et ce qui la différencie de l’esthétique japonaise.
Texte étudié lors du prochain atelier : un extrait d’Amers de Saint-John Perse.
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« … Au coeur de l’homme, solitude. Etrange l’homme sans rivage, près de la femme, riveraine. Et mer moi-même à ton orient, comme à ton sable d’or mêlé, que j’aille encore et tarde, sur ta rive, dans le déroulement très lent de tes anneaux d’argile – femme qui se fait et se défait avec la vague qui l’engendre…
» Et toi plus chaste d’être plus nue, de tes seules mains vêtue, tu n’es point Vierge des grands fonds, Victoire de bronze ou de pierre blanche que l’on ramène, avec l’amphore, dans les grandes mailles chargées d’algues des tâcherons de mer; mais chair de femme à mon visage, chaleur de femme sous mon flair, et femme qu’éclaire son arôme comme la flamme de feu rose entre les doigts mi-joints »
(Amers, IX, II 2, Pléiade p. 328)
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Nous reprendrons avec ce texte notre discussion du mois dernier sur les façons de dire « je t’aime ». Celles qu’autorisent une langue, une culture. Les chants requis. Les chants interdits.
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