Potlatch brésilien, mating de la vulgarité
De ce que j’en ai vu, je n’aime pas Gion Matsuri.
La procession spirituelle s’est transformée en potlatch où chaque pâté de maison rivalise dans le show off, dans la débauche bourgeoise commerçante de son fric, de son pouvoir.
Le passé est instrumentalisé, l’esprit inexistant.
Et pourtant plein de morgue.
Carnaval.
Où 90% des jeunes femmes en yukata, belles comme des déesses sont horriblement, atrocement, désespérément : vulgaires.
Ambiance brésilienne de boite de nuit. Sans musique. Si ce n’est l’horrible kon-chiki-chin.
Mixé avec la kermesse familiale et son odeur collante de graillon doucereux, ses vendeurs d’oreilles de Mickey ou de petits diables clignotant dans le fluo, et ses immondes peluches gonflables d’un mètre cube (Panthère rose, Alien vert) que des abrutis en masse portent sur leur dos.
Dans cette poubelle du mauvais goût : où est la beauté ? où est l’esprit ? où est Kyôto ?
